16 avril 2012

bouchées à la vapeur

Pour faire suite au coleslaw d’outre atlantique, et dans un souci de cohérence culinaire, voici la recette des bouchées asiatiques dont je vous parlais précédemment. Elles accompagnaient assez logiquement cette délicieuse recette de chou et carottes.

Je me suis inspirée à la fois de la recette de Francesca et de celle trouvée dans le magazine Saveurs de février 2012. 

Afin de poursuivre la version internationale du menu, j’ai utilisé un laminoir (italien) pour étaler la pâte et obtenir ainsi des bandes fines et régulières qui découpées en carrés serviront de réceptacles aux bouchées.

La farce pourrait être constituée de restes de légumes, poisson, viande et herbes qui, disséminés dans de petites boites, encombrent votre frigo. J’utilise souvent ce type de farce à laquelle je rajoute ici du gingembre, là de la tomate, et pourquoi pas des flocons de céréales pour en faire de délicieux samossas, d’originales boulettes, des galettes renversantes.

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Pour 6 personnes

Pâte :

150g de farine T55 + 50 g de farine de riz gluant (ou 200 g de farine de blé)

1 cc de curcuma

1/2 cc de sel fin

1 oeuf

2 cc d'huile

5 cl d'eau

Mélanger les farines, le curcuma et le sel. Dans un bol, fouettez ensemble l’œuf, l’eau et l’huile et rajoutez-le au mélange sec. Remuez à la fourchette puis pétrissez à la main. Façonnez une boule et laissez reposer au moins une demie-heure au frais.

 

Farce :

450 g de chair à saucisses (non assaisonnée)

2 cs de carottes râpées

2 cs de chou vert émincé

2 cm de gingembre

1 gousse d'ail

1/2 cc de sucre

1 petite échalote

1 cs de nuoc mâm

1 cs de sauce soja

2cs de vinaigre de riz

2cs d’huile de sésame

quelques zestes de combava

1 oignon blanc (bulbe et tige verte)

2 cs de farine de riz gluant (ou farine de tapioca ou fécule de maïs)

1 blanc d’œuf

 

Faites blanchir la carotte et le chou 2 minutes dans de l’eau bouillante dans laquelle vous aurez jeté ½ cc de bicarbonate. Une fois refroidis, hachez grossièrement les légumes au couteau.

Pilez au mortier le gingembre, l’ail et la demie cuillère à café de sucre. Ajoutez l’échalotte ciselée et continuez de piler.

Déposez cette pâte dans un saladier et ajoutez la chair à saucisses. Mélangez consciencieusement à la fourchette. Ajoutez la sauce soja et le nuoc mâm, les légumes blanchis puis hachés et enfin le reste des ingrédients. Attention, le combava est un agrume très parfumé. Il n’est pas nécessaire d’en mettre trop, sauf si vous y tenez, auquel cas vous risquez de camoufler le reste des ingrédients.

Faites mariner ce mélange au moins 1 heure au frais ou la veille pour le lendemain.

 

Etalez la pâte au laminoir, ce qui est bien plus simple et plus rapide, ou au rouleau à pâtisserie en prenant soin d’étaler le plus finement possible.

La boule de pâte sera partagée en 4 ou 5 morceaux.

Travaillez chaque morceau au laminoir (épaisseur n°1) en passant et repassant la pâte plusieurs fois, la repliant après chaque passage. Travaillez une dizaine de fois, puis réduisez peu à peu l’écartement des rouleaux du laminoir jusqu’au niveau 5. Vous obtenez alors une bande de pâte d’environ 60 cm x 10 cm. Déposez cette bande sur un plan de travail fariné et découpez des carrés de 10 x 10 cm.

Déposer une boule de pâte de la grosseur d’une grosse noix et repliez la pâte pour en faire un petit bouchon (sans couvrir le haut). Déposez dans un panier vapeur huilé et faites cuire 10 minutes à la vapeur.

Servez avec du coleslaw parce qu’on est pas comme ça et qu’on aime bien le mélange des cultures.

 

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26 mars 2012

Coleslaw

Voici la recette du coleslaw réclamée par mon amie C. qui accompagna ce jour là des bouchées à la vapeur délicieuses et dont je vous donnerai très vite la recette.

Le coleslaw est une salade de chou et de carottes, légèrement sucrée voire très sucrée suivant l’endroit où on la mange. Cette salade américaine accompagne habituellement les burgers et autres nourritures sans prétention servie dans les diners. C’est bon et raisonnablement sexy. Si.

J’ai connu des recettes où la salade baignait dans la mayonnaise, d’autres au contraire s’allégeaient grâce au yaourt. N’arrivant pas à me résoudre à avaler une salade saturée en mayonnaise, mais déterminée à en conserver son goût, j’ai tout simplement mélangé ladite mayonnaise au fromage blanc en y ajoutant une touche de moutarde et une lichette de sucre. Relevée par une pomme qui bouscule les papilles, cette recette me convient parfaitement.

J’aime les salades où l’on goûte plus le légume que la sauce et la dose donnée ici, sans être chiche est très raisonnable. Vous pourrez décider d’en rajouter un peu plus.

Le coleslaw est une entrée gouteuse, permettant de faire aimer le chou aux plus réfractaires. Nous aurons bientôt envie de passer aux légumes de printemps alors profitons de cette salade une dernière fois ! 

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Pour 6 à 8 personnes :

¼ à ½ chou blanc (suivant la grosseur du légume)

4 ou 5 carottes

3 cs de mayonnaise bien relevée

3 cs de fromage blanc

1 cs de sucre

1 pomme acidulée ou verte

1 ou 2 cc de moutarde

poivre

 

Facultatif mais utile : la veille, émincez finement le chou au couteau, à la mandoline ou au robot (j’ai choisi le robot). Attendrissez-le en le faisant mariner dans du jus de citron (le jus d’1 à 2 citrons) toute la nuit.

Le lendemain, râpez la pomme, puis les carottes. J’ai pesé 350 g de chou blanc + 350 g de carottes râpées auxquels j’ai ajouté 1 pomme verte elle aussi râpée.

Dans un saladier, déposez le fromage blanc, la moutarde, et le sucre. Touillez jusqu’à dissolution du sucre. Ajoutez ensuite la mayonnaise puis le poivre, mélangez et versez cette sauce au fond d’un saladier. Déposez ensuite les légumes, la pomme et mélangez délicatement. Réservez au réfrigérateur 2 heures avant de servir. Simple et efficace.

 

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21 mars 2012

salade de quinoa, carottes et verdure

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Coincée à la maison pendant quelques jours, j’ai ainsi tout le loisir de cuisiner, parcourir la blogosphère, cuisiner, lire, cuisiner et manger aussi.

Voici la recette de la salade que nous avons dévorée aujourd’hui. Des légumes cuits, des légumes crus, des herbes, des graines et une vinaigrette pimpante l’ont composée.

 

Pour 1 personne

2 cs de quinoa cuit

2 cs de carottes cuites al dente

½ bok choy

1 poignée de petites feuilles (ou pousses) d’épinard

1 branche de persil

1 branche de coriandre

quelques brins de ciboulette

½ oignon blanc

1 cc de graines de lin, tournesol, courge

½ cc de sumac

1 ou 2 cc de mélasse de grenade

huile d’olive

vinaigrette

 

pour la cuisson des légumes

un tronçon de 10 cm de romarin

½  cc de gros sel

1 cs rase de sucre

2 tiges de citronnelle ou 1 grosse poignée de citronnelle sèche

zeste de citron

 

J’ai d’abord cuit les carottes à la manière de David Toutain. J’ai coupé mes carottes en gros tronçons, puis les ai déposées dans une casserole avec du romarin, du zeste de citron (¼ citron) , du sel et du sucre. J’ai ajouté de l’eau à hauteur et recouvert de papier sulfurisé. Les carottes ont cuit pendant 15 à 20 minutes. Elles doivent rester légèrement fermes.

Sitôt cuites, retirez les carottes à l’aide d’une écumoire et gardez le bouillon. Rallongez-le avec de l’eau et ajoutez la citronnelle émincée assez grossièrement (ne vous embettez pas, le bouillon sera filtré). Faites réduire le bouillon durant 1 heure. Filtrez-le. Rincez soigneusement le quinoa. Je compte environ 1 verre de quinoa pour 2 personnes mais ici, j’ai fait cuire une grande quantité de quinoa afin qu’il soit utilisé pour plusieurs repas (et aussi pour terminer mon bocal). Déposez le quinoa rincé dans le liquide filtré chaud et faites cuire une quinzaine de minutes.

Je compte 2 doses de liquide pour 1 dose de quinoa et je fais cuire jusqu’à ce que l’eau soit entièrement absorbée.

Carottes cuites, quinoa cuit. Il faudra laver et émincer les légumes crus : bok choy, épinard et oignon blanc. J’émince également les herbes.

Dans un cul de poule, déposez les carottes et nappez-les d’1 cc de mélasse de grenade et d’un filet d’huile d’olive. Remuez délicatement à la cuillère pour bien napper les carottes. Déposez le quinoa cuit,  les légumes crus émincés et les herbes. Ajoutez le sumac, la dose de vinaigrette que vous estimez indispensable. Il n’est pas nécessaire d’en mettre trop, l’ensemble est déjà très parfumé. ½ cs m’aura suffit.

Au moment de servir, déposez quelques graines préalablement torréfiées à sec dans une poêle durant une dizaine de minutes.

 

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11 mars 2012

Cookies végétaliens ou presque

J’avais dans l’idée de cuisiner quelques cookies pour mes amis et néanmoins collègues. Pas l’once d’objectif de leur imposer des cookies exotiques sans machin ni bidule mais je me suis sentie bien marrie alors que mes premiers ingrédients se sont retrouvés dans le saladier et que je me suis souvenue que je n’avais plus d’œuf. Qu’à cela ne tienne, on fera donc des cookies sans œufs, et puisque j’y étais, je décidais de remplacer le bon beurre par l’excellente purée de cacahuète. Rien d’original à cela et l’on trouve assez fréquemment désormais des recettes gouteuses, digestes, sans machin ni bidule. En voici donc une autre.

Mon intention initiale était en fait de marier le chocolat au sésame en ajoutant une pointe de fleur de sel pour rehausser le tout. Il en sera ainsi coute que coute.

Je vous proposerai donc 2 versions de la même recette, une totalement végétale et une quasi-végétalienne. A vous de choisir.

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Cookies  quasi végétaliens

300 g de farine T65

130 g de sucre

140 g de choc à 70%

30 g de sésame

1 cc rase de poudre à lever + 1 cc rase de bicarbonate

80 g de beurre

1 grosse cuillère à soupe de purée de cacahuète

10 g de graines de lin fraichement moulues mise à gonfler dans 60 ml d’eau

2 pincées de sel fin + 2 pincées de fleur de sel

 

version végétalienne

300 g de farine T65

130 g de sucre

140 g de choc à 70%

30 g de sésame

1 cc rase de levure + 1cc rase de bicarbonate

4 cuillères à soupe d’huile

2 grosses cuillères à soupe de purée de cacahuète

10 g de graines de lin fraichement moulues mise à gonfler dans 60 ml d’eau

2 pincées de sel fin + 2 pincées de fleur de sel

 

Dans un petit bol, déposez la poudre de graines de lin, ajoutez l’eau froide et laissez gonfler quelques minutes. Le mélange devient vaguement gluant. C’est ce mélange qui remplacera avantageusement les œufs. Toutefois, si vous souhaitez utiliser les œufs de mamie Colette, remplacez le lin et l’eau par 2 œufs.

Faites griller à sec les graines de sésame à la poêle durant quelques minutes. Mélanger la farine, les graines torréfiées, le sucre, la levure, le bicarbonate et le sel fin. Hachez le chocolat au couteau et rajoutez-le au mélange.

Ajoutez ensuite les matières grasses (beurre + purée de cacahuète ou purée de cacahuète + huile). Remuez assez longuement pour obtenir un mélange sableux. Versez alors le mélange eau et graine de lin. Pétrissez jusqu'à obtenir une pâte assez friable mais qui s'amalgame. S'il le faut, rajoutez un peu d'eau.

Allumez le four à 170°C et façonnez de petites boules que vous aplatirez légèrement à la main. Déposez-les sur une plaque de cuisson en les espaçant. Faites cuire les biscuits 12 minutes. Comme tous les cookies, ils doivent être croquants à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Pour cela, vous devez les retirer du four et les déposer aussitôt sur une grille. A ce moment là, ils doivent vous apparaître très mous. Ils durciront légèrement en refroidissant.

 

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01 janvier 2012

mignardises de nouvelle année

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Voici les recettes des mignardises dévorées cette année pour les fêtes de fin et de début d’année. Il s’agit de biscuits à la vanille, fève de tonka et muscade ; de brunsli de Bâle et de macarons. Efficaces et réconfortants.

Aucune des recettes n’est de moi, si ce n’est la ganache à la verveine que j’utilise pour les macarons. Celle-ci étant réalisée selon la célèbre et peu fiable méthode du pif, que l’on peu traduire par « à vue de nez », au hasard, au feeling… J’ai essayé, cette fois-ci d’être la plus précise possible.

Les deux premières recettes de biscuits de Noël sont empruntées, pour la première à Clotilde, du célèbre Chocolate & Zucchini. Aventureuse et incroyablement omnivore, elle nous fait découvrir ici un ingrédient inconnu, là une association miraculeuse. Une mine d’idées et de goûts.

La deuxième est issue de Beau à la louche par la discrète Loukoum°°° , la reine des biscuits de Noël qu'on appelle chez elle bredele. Les bredele ne font pas partie de ma culture ni de mon enfance et si je peux éventuellement le regretter, je peux désormais me rattraper avec ses recettes traditionnelles ou revisitées. Outre le fait que Loukoum a l’air d’avoir presque la même nappe (ou toile cirée) que moi ce qui crée une évidente complicité, Loukoum m’a toujours fascinée par sa capacité à nous proposer des recettes raffinées voire sophistiquées accompagnées de commentaires éloquents et détaillés  alors qu’elle menait jusqu’il y a peu des études visiblement accaparantes. J’aime chez elle, bien sûr ses recettes – j’en ai réalisées de nombreuses – mais aussi ses billets émouvants, vivants, précis… je me souviens de chroniques de voyages donnant envie de partir dans la seconde dans les pays évoqués. Je me souviens aussi d’une séance mémorable consacrée à la confection de gelée de coing. On pouvait presque sentir l’odeur des fruits de l’autre côté de l’écran…

 

Biscuits de Noël à la vanille, muscade et fève de tonka (d’après Chocolate & Zucchini)

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420g de farine (mélange de T65 et farine d’épeautre. Celle dont je vous parlais précédemment)

 240 g de sucre blond de canne

 ¼ de fève de tonka râpée

 ½ cc de muscade moulue

 1cc d’extrait de vanille

 ½ cc de sel fin

 2 gros œufs

 220 g de beurre (mélange de doux et demi sel) ramolli

 

La pâte sera réalisée la veille pour le lendemain voire 24 heures avant. Une fois cuits, les biscuits seront encore meilleurs après quelques heures de repos. Vous profiterez plus encore des épices choisies.

Dans le bol de son aide cuisinier préféré, au robot ou à la main, mélangez tous les éléments secs, ajoutez tout en remuant les œufs et la vanille, puis peu à peu le beurre ramolli. La pâte est molle et collante. Vous la séparerez en 3 ou 4 pâtons que vous aplatirez grossièrement et que vous emballerez dans du film plastique. Réservez au réfrigérateur.

Après quelques heures de repos. Préchauffez le four à 160°C et étalez le premier disque de pâte sur 2 ou 3 millimètres d’épaisseur. Et découpez les formes désirées à l’emporte pièce. Déposez-les sur la plaque recouverte de papier sulfurisé et remettez-les au frais. Quelques minutes.

Enfournez pour une douzaine de minutes en retournant la plaque à mi cuisson.

Attendez que les biscuits soient refroidis avant de les décoller de la plaque.

L’odeur de beurre mêlé à celle des épices embaumera la cuisine pendant quelques heures.

 

Brunsli de Bâle (d’après Beau à la louche)

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250 g de poudre d’amandes (j’achète mes amandes en vrac, les pèle puis les torréfie au four quelques minutes avant de les réduire en poudre pas trop fine).

220 g de sucre glace

40 g de cacao non sucré

75 g de blanc d’œuf (environ 3 œufs)

1 grosse pincée de sel

sucre en poudre

 

Comme pour la recette précédente, la pâte sera réfrigérée durant quelques heures. Mélangez tous les ingrédients secs (sauf le sucre en poudre) puis ajoutez les blancs d’œuf. La pâte est collante. Vous la déposerez au frigo 2 ou 3 heures.

Préchauffez le four à 230°C et étalez la pâte sur 1 cm d’épaisseur. Saupoudrez de sucre le carré de pâte, retournez-le et faites de même de l’autre côté puis découpez en losanges ou carrés à l’aide d’une roulette à pizza.

Enfournez pour 3 minutes, guère plus. Et laissez refroidir sur la plaque. Les brunsli vont s’affermir en refroidissant. Ils seront croquant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur.

La boisson en arrière plan des brunsli est une infusion faite d'eau chaude, citron, gingembre et miel. c'était bon, revigorant et opportun en ce lendemain de fête.

 

Macarons à la verveine

(selon la recette des coques de Sébastien Serveau dans le livre Leçon de Macarons)

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(Si vous vous souvenez m'avoir emprunté ce livre, je vous serais bien reconnaissante de le ramener chez nous, ses parents éplorés).

110 g de poudre d’amandes

220 g de sucre glace

110 g de blancs d’œufs à température ambiante

40 g de sucre en poudre

½cc de thé matcha

 

Mixez finement ensemble, la poudre d’amandes (torréfiée selon la méthode précédente) et le sucre glace. Tamisez le mélange si vous souhaitez que vos coques soient lisses.

Dans un autre récipient, montez les blancs en neige. Dès qu’ils commencent à mousser, ajoutez petit à petit le sucre en poudre et continuez de battre durant 2 ou 3 minutes. Versez le mélange poudre d’amandes, sucre glace auquel j’ajoute ½ cc de thé matcha (ou 1cc entière pour accentuer la saveur végétale). Amalgamez délicatement le mélange, ajoutez du colorant vert si vous le souhaitez et déposez cette préparation dans une poche à douille.

Préchauffez le four à 150°C.

Déposez une feuille de papier sulfurisé sur une plaque de cuisson.

Façonnez les coques de vos macarons à la poche à douille en prenant soin de les espacer suffisamment. Elles s’épanouiront un peu à la cuisson. Laissez « crouter » ces coques durant environ 1 heure. Elles ne devront plus coller au doigt lorsque vous les tâterez délicatement.

Enfournez une première plaque de macarons pour 12 minutes en retournant la plaque à mi cuisson. Réitérez autant de fois que nécessaire.

 

Ganache à la verveine du jardin

180 g de chocolat blanc

¼ cc d’agar agar

100 g de lait

2 poignées de feuilles de verveine séchées

 

Quelques heures avant le montage des macarons, faites bouillir le lait, ôtez du feu et ajoutez les feuilles de verveine. Laissez infuser au minimum ½ heure voire 1 heure. Le liquide aura refroidi. Pressez et tordez fortement les feuilles pour extraire tout leur parfum. Faites à nouveau chauffer ce lait à la verveine, ajoutez l’agar agar, puis le chocolat blanc. Remuez constamment. Coupez le feu dès que le chocolat a entièrement fondu et laissez de nouveau refroidir. Vous pourrez préparer cette ganache la veille et la réserver au frigo.

Une fois les coques cuites et refroidies, nappez l’intérieur de la coque d’un peu de ganache. J’utilise un couteau à beurre pour procéder à cette étape. Puis collez la deuxième coque des macarons.

Attendez quelques heures avant de déguster. La ganache aura ainsi le temps de bien faire corps avec la coque à l’amande.

 

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04 décembre 2011

Sablés au yuzu et confiture de pruneaux

Puisque ça fait longtemps que mes doigts enfarinés n’ont pas sautillé sur le clavier de l’ordinateur (hormis pour aller sur facebook, rendre visite aux collègues blogueuses, et faire d’indispensables et rapidement oubliées découvertes sur la large toile mondiale), je décide donc de vous livrer deux recettes pour le prix d’une.

Sucrées parce qu’il fait froid et que le corps réclame confort et attention.

 

Sablés au yuzu (pour 60 à 70 sablés)

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Lors de notre visite au Salon culinaire Euro Gusto à Tours, nous avons acheté un excellent beurre Bordier au yuzu. On en a tartiné sur du pain de campagne, on l'a accompagné de radis, de truite fumée, puis on s’est dit qu’il serait bien bon dans des sablés.

J’aime les sablés. Pour leur texture fondante et craquante, leur goût de beurre, et leur aspect délicat. Ils accompagnent merveilleusement le thé du goûter et ne supportent pas la médiocrité. Ils sont composés de très peu d’ingrédients ce qui permet de mettre ceux-ci en valeur. J’utilise donc du très bon beurre, de l’excellente farine et des œufs de ferme insuspectables.

La cuisson sera douce et courte. Ils resteront blancs, légèrement dorés. Je les aime également un peu épais. Vous savez tout.

J’ai utilisé un mélange de farine T65 bio (moulue en Limousin) et de farine de petit épeautre offerte par MU. Cette excellente farine suisse a gardé une partie du son qui la compose. Il semble qu’elle ait été juste moulue et que la céréale apparaisse grossièrement concassée. Les sablés croqueront encore plus sous la dent.

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Le yuzu est un agrume (à la mode) japonais. Son goût et son parfum sont assez proches de la mandarine (pas de la clémentine, mais bien de la mandarine) teintés d’une légère amertume.

C’est-y pas beau la nature ? C’est justement en hiver, alors que l’on manque de chaleur, de soleil et d’énergie que les agrumes arrivent à maturité. Ces petits sablés parfumés au yuzu ensoleilleront les longues soirées d’hiver et Il faudra bien ça pour me faire aimer cette saison ingrate !

100 g de sucre

1 œuf

½ cc de sel

100 g de farine de petit épeautre + 100 g de farine de blé T65 (ou 200 g de farine T65)

50 g de fécule de maïs

100 g de beurre bordier

25 g de beurre doux extra fin

Fouettez ensemble l’œuf et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez le mélange farine, fécule et sel et amalgamez. Ajoutez petit à petit, le beurre coupé en dés.

Façonnez une boule et mettez au frigo durant au moins ½ heure.

Saupoudrez largement de farine  votre plan de travail et étalez la pâte sur ½ cm d’épaisseur

Découpez à l’emporte pièce de jolies figures de saison et déposez sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé si celle-ci n’est pas anti-adhérente. Enfournez pour 10 minutes à 180°C.

 

Confiture de pruneaux comme à Agen (pour un pot de 700 ml)

320 ml de thé (ou d’eau)

500 g de pruneaux

70 g de sucre blond de canne

Faites chauffer l’eau ou le thé et déposez les pruneaux. Portez à ébullition et faites cuire durant une quinzaine de minutes à feu doux et à couvert. Puis éteignez le feu et laissez refroidir dans la casserole. Otez alors tous les noyaux et mixez finement la chair des pruneaux avec le thé et le sucre.

Remettez sur le feu et arrêtez la cuisson au premier bouillon. Versez dans un grand pot à confiture préalablement ébouillanté. Fermez aussitôt et retournez le pot comme vous le feriez avec de la confiture.

 

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précision du 8 décembre :

Voici la photo en gros plan du paquet de farine qui fait polémique chez certains d'entre vous. Je vous serais reconnaissante de bien vouloir m'aider à traduire afin que nous puissions tous tirer cette affaire au clair !

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25 septembre 2011

pain rapide à la farine de chanvre

J’ai découvert cette recette sur le site Passion…gourmandise. Annellenor nomme très justement son pain « lazy loaf » car il s’agit bien là d’un pain de feignant. Il faudra assembler tous les ingrédients et enfourner la pâte au four sans la faire lever. Ce pain est très directement inspiré du soda bread irlandais, un pain dont l’ingrédient gonflant (au sens propre) est le bicarbonate de soude.

Les farines artisanales et pour certaines complètes apportent cette jolie couleur ambrée. Le goût apparaît lui aussi un peu malté et légèrement sucré. Le pain est très moelleux.

J’ai remplacé le lait fermenté originel par du kéfir, mais vous pourrez bien entendu préférer la version première.

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100 g de farine complète T150

300 g de farine T65

100 g de farine de chanvre

1 cc de sel

2 cs de sucre de canne

2 cc de bicarbonate de soude

300 ml de kéfir ou lait fermenté

250 ml d’eau

1 cs de graines de lin mixées (facultatif)

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Mélanger la liste des ingrédients jusqu’au bicarbonate. Annellenor qui est bien plus érudite que moi parle d’ingrédients pulvérulents : c’est à dire en poudre.

Versez ensuite le kéfir et l’eau. Touillez rapidement.

Versez dans un moule à cake, parsemez de graines de lin et laissez cuire 35 à 40 min à 220 °C.

J’en ai coupé une bonne tranche afin de me régaler d’une tartine de purée d’oléagineux (ici du sésame) et compotée toute fraiche de fraises du jardin. Ce pain est également très bon avec du fromage.

 

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27 août 2011

Tarte salée au fromage, façon fiadone

La photo est affreuse (même en bidouillant un peu), mais je vous assure que le résultat vaut bien l’embarras de publier un tel cliché.

Nous dégustions de bon appétit cette tarte au fromage - un classique à la maison dans une version moins aventureuse - lorsque je réalisais que les modifications apportées ce jour là étaient absolument délicieuses et que je devais les noter pour une prochaine fois, voire les partager. Hop, hop, photo rapide avant de reprendre le cours du repas. Je ne vous cache pas que l’homme de la maison, las de mes expérimentations, préfère la version originelle. Vous choisirez celle qui vous tente le plus.

 

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Genèse

La tarte au fromage originale nous était proposée très régulièrement par ma grand-mère. Douce, fondante, avec son léger goût de muscade, elle régalait les estomacs des petits (et des grands) de la famille. C’est ensuite une recette que j’ai réalisée à la maison et que je proposais à mes copines. Je me souviens du jour où la tarte était restée désespérément plate et molle car j’avais oublié les œufs…

Ma version d’été comporte de la ricotta sèche (c’est fini, je n’en ai plus), du zeste de citron, du parmesan râpé et la pâte est constituée de farine d’épeautre, de farine de riz complet et de sésame noir.

 

Mais voici d’abord la version de mamie, une valeur sûre :

 

500 g de fromage blanc ou faisselle non salée (Val de Vienne)

100 g de fromage râpé

3 œufs entiers battus en omelette

sel, poivre, noix de muscade

Pâte

250 g de farine

½ sachet de levure

8 cuillères à soupe d’huile

8 cuillères à soupe d’eau bouillante

Préparez la pâte en suivant la « méthode Tupperware ». Il suffit de prendre une boite en plastique du même nom, d’y déposer tous les ingrédients, de fermer précautionneusement et de secouer vivement pour amalgamer liquides et farine.  C’est très efficace, la pâte reste souple et facile à étaler. D’ailleurs, on n’utilise même pas de rouleau à pâtisserie, puisqu’elle est étendue à la main, en tapotant petit à petit dans un moule à bord un peu haut.

Mélanger à la fourchette le fromage blanc et les œufs. Une fois le mélange homogène, ajoutez le fromage, le sel, le poivre et une bonne pincée de muscade fraichement râpée.

Déposez cet appareil sur la pâte et enfournez pour 30 minutes à 200°C. Dégustez sans attendre car comme un soufflé, le mélange retombe rapidement. 

 ***

Version fiadone

 

500 g de fromage blanc ou faisselle non salée (Val de Vienne)

70 g d’emmenthal et 30 g de parmesan râpés

le dernier morceau de ricotta sèche soit environ 30 ou 40 g. (facultatif)

3 œufs entiers battus en omelette

sel, poivre, le zeste d’un petit citron

 

Pâte

125 g de farine d’épeautre + 125 g de farine de riz complet (peu de gluten, la pâte est très friable)

1 cuillère à soupe de sésame noir (ou blond)

1 cc de poudre à lever

7 cuillères à soupe d’huile d’olive

8 cuillères à soupe d’eau bouillante

La méthode d’élaboration est la même que pour la première version.

 

 

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15 août 2011

Salade de pâtes toute simple et toute bonne

Comme un petit goût d’Italie avec cette salade de pâtes et l’utilisation de quelques produits ramenés de Florence.


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J’utilise ici des pâtes qui ressemblent un peu à du riz ou à des grains d’avoine. Vous en trouverez facilement dans la marque Alpina Savoie sous le nom « avoine ». Mais vous pourrez utiliser toutes autres petites pâtes dont les rigolotes fregola sarda.

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Vous pourrez remplacer la ricotta sèche par de la féta ou du chèvre sec.

 

300 g de pâtes orzo ou avoine

80 g de ricotta sèche

20 g de câpres

1 petit poivron vert

1 échalote

le zeste d'un demi citron

6 tomates séchées dodues

3 ou 4 poignées de tomates cerise variées

environ 5 cuillères à soupe d'huile d'olive

2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre

poivre du moulin


Faites cuire les pâtes 5 ou 6 minutes dans du bouillon. Pendant ce temps émincez l’échalote et coupez en petits dés le poivron et la ricotta sèche.

Mélangez tous les ingrédients aux pâtes. Assaisonnez d’huile d’olive, de vinaigre de cidre et poivrez généreusement. Ajoutez quelques zestes de citron et pourquoi pas du pesto, quelques pignons, du parmesan et bien d’autres légumes (courgettes ou aubergines grillées, etc).

 

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07 août 2011

lasagnes à l'Italienne

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Vous n’allez pas y échapper. Après notre séjour à Florence, ma tête ne sait plus où donner de la sienne. Elle se retrouve toute encombrée de cuisine méditerranéenne.

Cette recette m’a donc été inspirée par les marchés florentins, ses légumes colorés et ses fromages savoureux.

J’utilise ici quelques ingrédients peut-être un peu difficiles à trouver dans toutes les épiceries, mais je vous indiquerai leurs dignes substituts.

Pour en rajouter dans le côté fait maison (allez-y traitez moi de tous les noms), j’ai réalisé toutes les préparations de la pâte à lasagnes en passant par le pesto, mais vous pourrez bien entendu acheter du tout prêt de qualité.

 

Ces lasagnes végétariennes sont aux aubergines assaisonnées d’une farce aux 2 ricotta(s ?) et tétragone.

2 ricotta(s), késako ? J’ai effectivement utilisé la ricotta que vous connaissez et de la ricotta sèche qui ressemble en texture et aspect à du tofu, mais pas en goût, pas d'inquiétude. Je l’ai vaguement rapproché à la féta grecque et j’espère que vous ne m’en voudrez pas de cette incursion hellénique (ta mère).

Vous trouverez une autre utilisation de la tétragone ici.

 

Pour 2 petits plats rectangulaires

4 x 2 plaques de lasagnes fraiches

150 g de tétragone cuite (ou épinards). On aurait pu en mettre plus...

500 g de ricotta

80 g de ricotta sèche (ou de la féta)

persil

3 petites aubergines

ail, poivre

 


Pour les pâtes ou les lasagnes 

200 g de semoule de blé dur très fine

200 g de farine d’épeautre ou farine de blé

4 œufs

Amalgamez le tout et faites reposer la pâte une heure au réfrigérateur. Travaillez ensuite la pâte au laminoir puis faîtes des bandes épaisseur 5 (niveau indiqué sur la machine). La largeur sera d’environ 5 cm. Découpez des bandes d’environ 10 ou 12 cm de longueur.

 

Pour le pesto

1 bouquet de basilic

huile d’olive

40 g de pignons de pin grillés à sec dans une poêle

environ 70 g de parmesan

1 gousse d’ail

1 pincée de sel

Les proportions seront bien entendu à adapter car j’ai en fait réalisé ce pesto au pif. Pour les extrémistes dont je ne fais pas partie (non), il serait de bon ton de réaliser ce pesto au mortier et à l’huile de coude. N’ayant pas cet ingrédient sous la main, alors que mon robot mixeur lui, me faisait de l’œil, j’ai tout fourré dans la cuve et mixé. 

Il faudra tout d’abord laver puis équeuter le basilic sans oublier de bien le sécher. Vous ferez dorer les pignons à la poêle.

Mélangez maintenant le basilic, les pignons, la gousse d’ail, le sel et le parmesan coupé en petits dés. Versez un peu d’huile d’olive pour amalgamez le mélange. Continuez de verser jusqu’à obtenir une texture crémeuse. Une petite vidéo en VO pour qui le souhaite.

 

Pour la farce à la ricotta

Faites cuire pendant une dizaine de minutes la tétragone ou les épinards avec 10 g de beurre et une gousse d’ail écrasée.

Pendant ce temps hachez du persil, mélangez-le à 500 g de ricotta. Découpez en petits dés la ricotta sèche ou la féta et ajoutez-la au mélange. Déposez la tétragone ou les épinards refroidis. Poivrez et mélangez bien le tout. On pourra avoir la bonne idée de glisser quelques pignons grillés dans cette farce.

 

Pour les aubergines

Coupez-les dans le sens de la longueur en réalisant des tranches d’environ 1,5 cm d’épaisseur. Badigeonnez d’huile d’olive et faites cuire sur une plaque pendant 20 à 25 minutes à 200°C.

Si vous ne voulez pas vous embêter et parce que je ne suis pas comme ça, vous pourrez aussi utiliser les aubergines grillées de Monsieur P. qui en cuisine de bien bonnes.

 

Le montage 

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Dans votre plat, déposez quelques plaques de lasagnes, de la farce, des aubergines, de nouveau de la farce, des plaques de lasagnes. Badigeonnez d’un peu de pesto allongé s’il le faut d’huile d’olive, puis, parce qu’il nous en restait et qu’on adore ça, de nouveau quelques aubergines. Vous pourrez très bien vous arrêter à la couche lasagnes + pesto mais si vous êtes auberginomane ET gourmand, vous souhaiterez déposer, en cerise sur le gâteau, quelques tranches de mozzarella di buffala qui viendront napper le plat puis votre gosier reconnaissant.

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 Vous enfournerez alors pour une vingtaine de minutes à 210°C.

 

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